Cidre brut breton AOP Cornouaille
L'accord historique. Acidité tranchante qui équilibre la richesse du bouillon.
Disponible à notre épicerie
Plat signature · Saison octobre à mai
Cuisine bretonne authentique au cœur de Paris 12. Recette traditionnelle du Léon, bouillon réduit plus de trois heures, sauce lipig à part.
Saison 2026-2027 · Kig ha farz servi du 1ᵉʳ octobre au 31 mai
Si vous cherchez un kig ha farz à Paris (pas une crêperie qui en propose une déclinaison, mais un vrai pot-au-feu breton avec sa farce de blé noir traditionnelle), vous êtes au bon endroit. Le plat est rare en région parisienne, et les versions fidèles à la tradition du Léon se comptent sur les doigts d’une main.
Cette page raconte ce qu’est vraiment le kig ha farz, où le déguster à Paris, et pourquoi notre version (servie d’octobre à mai chez Ty Louis) honore la tradition bretonne sans la trahir.
Définition
Le kig ha farz est un pot-au-feu breton traditionnel originaire du Léon, dans le nord du Finistère. Son nom signifie littéralement « viande et farce » en breton. Le plat se compose de viandes (porc et bœuf) et de légumes mijotés ensemble pendant plusieurs heures, accompagnés d’une farce de blé noir cuite dans un sac de toile, le « farz ».
Étymologie : « kig » (la viande) + « ha » (et) + « farz » (la farce). On prononce « kig-ha-farss », en faisant entendre clairement le « z » final.
Le plat trouve son origine au cœur du pays du Léon (autour de Saint-Pol-de-Léon et de Lesneven, Finistère nord), où il était traditionnellement préparé le dimanche pour rassembler la famille. À la différence d’un pot-au-feu classique, ce sont les céréales qui dominent l’accompagnement plutôt que les féculents : la farce de blé noir vient remplacer les habituelles pommes de terre.
Deux versions coexistent dans la tradition bretonne :
Un peu d’histoire : le sarrasin, ce « blé noir » qui n’est pas une céréale, est importé en Bretagne au XVe siècle et s’impose dans le Léon, où il remplace le froment. Si la farce cuit dans un sac de toile plutôt qu’au four, ce n’est pas un hasard : il fallait alors payer pour utiliser les fours banaux du seigneur. Longtemps considéré comme le « plat du pauvre », le kig ha farz mijotait seul pendant que toute la famille était aux champs. Émiettée à la fin de la cuisson, la farce prend le nom de farz bruzunoc.
L’autre nom du plat
Même plat, deux noms. « Pot-au-feu breton » est la traduction d’usage, « kig ha farz » le nom réel. Reste que la comparaison a ses limites, et elles sont au nombre de cinq.
| Pot-au-feu classique | Kig ha farz | |
|---|---|---|
| Le féculent | Pommes de terre, cuites à part et servies à côté | Une pâte de blé noir cuite dans un sac de toile plongé dans le bouillon, puis émiettée |
| Les viandes | Du bœuf : paleron, gîte, plat de côtes, os à moelle | Du porc autant que du bœuf : jarret, palette demi-sel, lard |
| La sauce | Moutarde, cornichons, gros sel, servis à table | Le lipig : oignons ou échalotes fondus dans du beurre salé, mouillés au bouillon |
| Le légume qui compte | Poireau, carotte, navet, céleri | Le chou frisé, avec carottes, navets et poireaux |
| L’aire d’origine | Plat national, présent dans toute la France | Le pays du Léon, nord du Finistère, autour de Morlaix et Brest |
Et si vous l’écrivez autrement
Le mot s’entend avant de se lire, alors il s’écrit de toutes les façons possibles. Nous croisons régulièrement kikafarce, kig a farz, kig ar farz, ki ha farz, kig-ha-farz, quique a farce. C’est le même plat, et vous êtes au bon endroit. La seule orthographe bretonne correcte est « kig ha farz », en trois mots.
Comparatif honnête
Le kig ha farz n’est pas un plat facile à trouver à Paris. Voici les quelques adresses qui le servent, classées honnêtement selon leur fidélité à la tradition.
Notre signature hivernale. Recette traditionnelle du Léon, bouillon réduit plus de trois heures, sauce lipig servie à part. Servi d'octobre à mai, du mardi au samedi. Seul restaurant breton de Paris à l'inscrire en signature plutôt qu'en simple plat saisonnier.
240 rue du Faubourg Saint-Antoine, 75012
Bistro breton historique près de la Gare du Nord, dirigé par le chef japonais Masahiro Kawai qui revisite les classiques bretons avec soin. Kig ha farz à la carte saisonnière, version plus bistronomique avec des touches personnelles.
10 rue de Belzunce, 75010
Crêperie qui propose aussi le kig ha farz, recommandée par le Petit Futé. Cuisine traditionnelle, ambiance bretonne assumée. La carte couvre l'ensemble du répertoire breton, dont les crêpes, donc une approche différente de la nôtre.
4 rue Charlot, 75003
Restaurant breton convivial du 11ᵉ. Kig ha farz généreux, dans une approche bistro de quartier.
4 rue du Général-Renault, 75011
Notre savoir-faire
« Le geste exact que vous trouveriez dans une cuisine de Plouescat ou de Lesneven. »
Le kig ha farz Ty Louis commence par le sourcing. Les viandes (porc et bœuf) viennent de producteurs bretons partenaires. Les légumes (chou, carottes, navets, poireaux) sont BIO BREIZH quand la saison le permet. Le sarrasin pour la farce vient d’un moulin breton sélectionné.
Le plat se prépare le matin pour le service du soir. Les viandes partent dans un grand faitout avec les aromates pour deux heures de mijotage. Pendant ce temps, on prépare la farce : farine de sarrasin, œufs, lait ribot, sel, un soupçon de sucre selon la tradition. La pâte est versée dans un sac de toile que nous serrons à la corde.
Le sac plonge dans le bouillon, où il cuit doucement pendant 1 h 30 supplémentaire. À la fin, on ajoute les légumes pour qu’ils restent fermes et goûteux.
Au moment de servir : on sort le sac, on l’ouvre, on « brise le farz », le geste qui consiste à émietter la farce à la main encore chaude. Les viandes et légumes sont dressés en assiette, la farce vient autour, et la sauce lipig (oignons confits et lardons dans le bouillon réduit) arrive à part.
Tout est servi tiède, jamais brûlant. Comme à la maison.
Recette traditionnelle
Pour celles et ceux qui veulent se lancer. Comptez 3 h 30 à 4 h au total, et meilleur réchauffé le lendemain.
Plats de côtes, jarret de porc, palette demi-sel, os à moelle. Recouvrir d'eau froide, ajouter oignon piqué, bouquet garni. Frémir 2 heures en écumant.
Mélanger 500 g de farine de sarrasin, 4 œufs, 50 cl de lait ribot, 1 c. à café de sel, 2 c. à soupe de sucre. La pâte doit être épaisse mais coulante.
Verser dans un sac de toile (ou un grand torchon propre noué), serrer à la corde sans tasser pour laisser la farce gonfler.
Maintenir le frémissement.
1 h après l'immersion du sac : chou frisé en quartiers, carottes, navets, poireaux. Continuer la cuisson 30 à 45 min.
Fondre 150 g de beurre salé breton, y confire 2 gros oignons émincés (ou des échalotes) à feu très doux, avec 200 g de lardons fumés. Mouiller avec 2 louches de bouillon et réduire. Le beurre salé n’est pas optionnel : c’est lui qui fait le lipig.
Émietter la farce chaude à la main pour obtenir une texture grumeleuse.
Viandes tranchées, légumes, farce émiettée. Sauce lipig à part. Cidre brut breton en accompagnement.
Accords
Le plat est riche, long en bouche. L’accompagnement doit nettoyer le palais sans masquer le bouillon.
L'accord historique. Acidité tranchante qui équilibre la richesse du bouillon.
Disponible à notre épicerie
Version moins acide pour les amateurs de bouillons riches et concentrés.
Alternative au cidre, plus ronde. Les brasseries de Plouguerneau, Carhaix ou Saint-Brieuc proposent d’excellentes ambrées.
Pour la fin du repas. Miel fermenté breton, 14 à 16°, à servir frais en digestif.
Questions fréquentes
La farce de blé noir cuite dans un sac de toile, qui apporte une texture grumeleuse et un goût toasté de sarrasin. C'est cette farce (et la sauce lipig qui l'accompagne) qui en font un plat radicalement breton, pas un simple pot-au-feu régional.
Le plat est traditionnellement hivernal, lié à la saisonnalité des légumes (chou frisé, navets, poireaux) et au besoin de bouillons réchauffants. Il se déguste pleinement entre octobre et mai. Hors saison, les ingrédients ne sont pas à leur meilleur.
À la belle saison, le kig ha farz cède la place à notre autre signature : le homard bleu des Filets d’Erquy, rôti au beurre curry breton (la recette typiquement lorientaise) accompagné de frites maison. Ty Louis vit ainsi au rythme de deux saisons : celle du kig ha farz (octobre à mai) et celle du homard bleu.
La farce traditionnelle se fait à base de farine de sarrasin, qui est naturellement sans gluten (le sarrasin n'est pas une céréale botanique). Chez Ty Louis, précisez votre régime à la réservation pour confirmation de la recette en cours.
Comptez 3 h 30 à 4 h au total : 2 h pour le bouillon, puis 1 h 30 avec la farce et les légumes.
Oui, le kig ha farz est proposé à emporter (en saison, d’octobre à mai). Appelez-nous au 06 73 08 54 13 pour le format et le tarif selon la production du jour.
Le cidre brut breton est l'accord historique. La sauce lipig (oignons ou échalotes confits dans du beurre salé, avec des lardons, mouillés au bouillon réduit) est servie à part : c'est la signature aromatique du plat.
Le pot-au-feu breton s’appelle le kig ha farz. Le nom vient du breton « kig » (la viande) et « farz » (la farce), et le plat est originaire du pays du Léon, dans le nord du Finistère. On le trouve parfois écrit phonétiquement « kikafarce », « kig a farz » ou « kig ar farz » : c’est le même plat.
Trois différences tiennent tout le plat. Le féculent d’abord : là où le pot-au-feu classique sert des pommes de terre à côté, le kig ha farz cuit une pâte de blé noir dans un sac de toile plongé directement dans le bouillon, qu’on émiette ensuite. Les viandes ensuite : du porc autant que du bœuf, quand le pot-au-feu français est un plat de bœuf. La sauce enfin : pas de moutarde ni de cornichons, mais le lipig, du beurre salé où l’on a fait fondre des oignons.
Parce que le mot s’entend avant de se lire. « Kig ha farz » est l’orthographe bretonne correcte, mais le plat circule à l’oral et donne « kikafarce », « kig a farz », « kig ar farz », « ki ha farz » ou « quique a farce ». Toutes ces graphies désignent le même pot-au-feu breton.
Réservation
Du mardi au samedi, midi et soir, en service continu.
240 rue du Faubourg Saint-Antoine, entre Bastille et Nation.